"La pensée corps" visite de l'exposition d' Alexandra Bircken et Lutz Huelle @ Fondation Pernod Ricard

21
décembre 2022
19:00
Visite hors les murs
© © Léa Guintrand. Courtesy de la Fondation Pernod Ricard

PRÉSENTATION

Les Amis du Palais de Tokyo sont invités à découvrir l'exposition "La pensée corps" d'Alexandra Bircken et Lutz Huelle à la Fondation Pernod Ricard.

Le Café Mirette sera ouvert, parfait pour y faire un tour ensemble après la dernière visite de l'année.

La pensée corps

Alexandra Bircken & Lutz Huelle

Avec la contribution de Wolfgang Tillmans

 

L’exposition La pensée corps met en relation le travail de l’artiste Alexandra Bircken et du designer de mode Lutz Huelle, tous deux liés aux questions d’identité, d’intimité, de perméabilité et de vulnérabilité de l’être humain. Ce qui les lie, c’est un style aux formes tour à tour fracturées et assemblées, découpées et suturées, et une longue histoire d’amitié.

Amis depuis l’adolescence, iels ont très tôt formé une famille élective avec un troisième complice, le photographe allemand Wolfgang Tillmans, auteur de portraits cultes de Bircken et Huelle. Témoin objectif de toute une génération, il a bousculé avec vigueur les a priori, contribuant à l’émergence d’une certaine vérité sur la jeunesse, depuis le milieu des années 1990 jusqu’à aujourd’hui. Tous les trois traduisent leur époque, politiquement et sociologiquement et bousculent les archétypes. Pour La pensée corps, Wolfgang Tillmans expose un chapitre qu’il a réalisé pour la revue Pop Magazine (2019-2020) dédié à Lutz Huelle.

Si le corps contemporain est souvent pensé en termes binaires, masculin ou féminin, martial ou vulnérable, puissant ou fragile, Bircken et Huelle proposent des représentations qui les font imploser. Lorsqu’iels expérimentent le tissage, le tressage, le nœud ou la découpe nette, iels adoptent une approche anthropologique, qui évoque leur goût pour l’ingéniosité et la multiplicité des inventions et des usages que l’être humain a développés depuis les origines pour se vêtir et se protéger.

 

Alexandra Bircken a d’abord créé sa propre marque, à une époque où Martin Margiela et Comme des Garçons déconstruisaient le vêtement. C’est en cousant, en tricotant, en fabriquant des objets non fonctionnels, pour elle-même, qu’elle a progressivement rejoint le territoire de l’art. Jörn Bötnagel et Yvonne Quirmbach, fondateur·rices de la galerie BQ à Cologne, aujourd’hui basée à Berlin, observaient assidûment leur voisine installée dans un atelier mitoyen de la galerie. Attentif·ves à cette liberté avec laquelle l’artiste autodidacte explorait précisément les possibles, iels lui proposent sa première exposition à la galerie en 2004.

Lutz Huelle a d’abord travaillé chez le designer anversois Martin Margiela, avant de lancer sa propre marque en 2000 avec son partenaire David Ballu. Il a très vite braqué son attention sur la construction de vêtements par la déconstruction, développant un style asexué. Longtemps, Bircken, avec son allure androgyne et altière, a été le mannequin fétiche des défilés de Huelle. Ce qu’il propose aux femmes et aux hommes c’est de porter des vêtements qui ne les obligent ni à se définir, ni à se contraindre à un modèle.

21
décembre 2022
19:00
Visite hors les murs